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"Travail sur les épaulettes et l'épée. J'envie certains illustrateurs qui, d'un coup de pinceau, donnent naissance à un trait droit, net et fin. Moi, c'est tout le contraire, je suis laborieux et plutôt lourdeau. C'est le cas pour le rai de lumière sur l'épée..." |
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 | "Ensuite je prépare un fond à droite. A vrai dire, je n'ai pas idée de ce que je vais bien pouvoir mettre là. Au moment où je réalise l'illustration, je pense que celle-ci est destinée à être la couverture de l'album et je me dis alors que le titre s'insérerait bien à cet endroit." |
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"Il est maintenant temps de pousser plus encore les détails. Les boutons de la tunique, par exemple. Ce sont de petites choses qui peuvent apporter beaucoup de relief à une illustration, ne serait-ce qu'en plaçant quelques éclats lumineux." |  |
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"Je fignole l'épée, et j'apporte une contre-lumière sous la manchette. La contre-lumière apporte aussi généralement beaucoup de relief. C'est quelque chose de très utilisé au cinéma. J'essaye de ne pas trop en abuser, trop d'effets tue l'effet..." |
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"Toujours à coup de gomme abrasive, j'essaye de "flouter", de "diffuser" la lumière, aux endroits les plus contrastés. Je pose à nouveau un jus dans l'eau, de manière à renforcer l'atmosphère." |
Mise en couleur du visage de Valnes
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"Globalement, il ne me reste plus que le visage à détailler, fignoler, et à ne surtout pas rater ! C'est ce que le lecteur va regarder en premier, après le titre, et travailler le visage me met toujours une pression supplémentaire. C'est ce que je loupe le plus facilement sur une couverture... Après les yeux, je passe un léger jus dans les cheveux." |
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"Je retravaille les pupilles, j'apporte une pointe de lumière dans l'iris pour le rendre vivant, je souligne les sourcils et j'étoffe les cils. Cela semble bien se passer, je croise les doigts, car je sais que je maîtrise peu les caprices de ma main. Elle peut encore me faire défaut, la bougresse !" |
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"A l'aide de la gomme électrique et d'un crayon blanc, je crée un léger halo lumineux sur le sommet du crâne et des épaulettes." |
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"Je fignole les mains. Elles ne me plaisent pas trop, j'ai souvent tendance à les dessiner trop boudinées, mais ce serait vraiment délicat de rustiner à cet endroit. Comme j'envie les mains dessinées par Laurent Vicomte !" |
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"Ensuite, je retire les couches de couleurs pour faire ressurgir le blanc du papier, et ainsi créer des reflets dans l'eau. Afin qu'ils ne soient pas trop violent, je repasse un léger jus ocre." |
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"Voilà l'illustration presque terminée. Je suis rassuré, car la rustine est invisible. Même avec l'original sous les yeux, il faut le savoir pour la distinguer. Il ne me manque plus qu'à ajouter quelque chose sur le pont, comme le passage d'un animal, par exemple. Quelque chose qui puisse justifier l'inquiétude de Valnes." |
La bestiole sur le pont
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"Dessiner un animal en contre plongée ne m'est pas évident. Merci à mon chat qui s'est difficilement prété à la séance photo au réveil. Voilà pourquoi son attitude ne correspond pas forcément à ce que je voulais. Mais j'ai les grandes lignes, ça me suffit pour travailler mon calque." |
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"Je mets le croquis en place et je le décalque, uniquement dans les interstices des lattes." |
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"Je retravaille le crayonné et commence à le mettre en couleur. Pas besoin de détailler l'animal, sa silhouette suffit à apporter un certain mystère." |
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"Quelques petites touches de couleur par ci par là, un peu de gomme électrique pour nettoyer la lumière, et nous voilà arrivés à la fin de cette illustration..." |
Dernier détail
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"Ne reste plus qu'à signer. Un coup de crayon blanc repassé avec un jus léger pour adoucir suffit. D'autant plus qu'Hobby Folie l'a retiré pour les besoins de son ex-libris..." |
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